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Attentats du 13-Novembre: il y a 5 ans, Paris attaquée par trois commandos jihadistes

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Attentats du 13-Novembre: il y a 5 ans, Paris attaquée par trois commandos jihadistes

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Cent trente morts et près de quatre cents blessés. C’était il y a 5 ans, le 13 novembre 2015 au soir, dix jihadistes français et belges, répartis en trois équipes, passaient à l’action presque en même temps dans plusieurs endroits de Paris, au Bataclan et devant des bars, ainsi qu’à Saint-Denis, aux abords du Stade de France. Des attentats revendiqués par l’organisation État islamique. Retour sur ces heures terribles à l’aide de témoignages diffusés à l’époque sur RFI.

Mille cinq cents personnes assistent à un concert au Bataclan quand, brusquement, des coups de feu retentissent. Trois hommes armés de Kalachnikov tirent sur le public.

« Le concert s’est arrêté, tout le monde s’est couché à terre, témoigne un spectateur en pleurs. Ils continuaient à tirer sur les gens à un train d’enfer et là, ce que j’ai fait, j’ai pris ma mère, on s’est couchés au sol et, il y a un moment, quelqu’un a dit : “Ils sont partis”. Donc, on a réussi à courir. On s’est enfuis par une issue de secours du côté du Bataclan. Il y avait encore des coups de feu. Et voilà, j’ai pu survivre avec ma mère. C’est un cauchemar. »

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Certains spectateurs arrivent donc à s’enfuir. D’autres sont pris en otages par les terroristes. Les forces de l’ordre donnent l’assaut final un peu avant minuit et demi. C’est l’épilogue d’une série d’attentats qui a, en réalité, commencé 3 heures plus tôt, aux abords du Stade de France où se joue le match amical France-Allemagne : trois kamikazes se font exploser dans la rue.

Au même moment, dans les Xe et XIe arrondissements de Paris, de multiples fusillades ont lieu les unes après les autres, les terroristes se déplaçant en voiture. La cible : des personnes attablées aux terrasses de bars et de restaurants.

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« J’étais en train de manger avec ma mère et on a vu des sortes d’étincelles, raconte une jeune femme. On a vu toute la foule commencer à courir et là, on a compris que c’était sérieux. Les serveurs nous ont fait aller dans la cave. Personnellement, j’ai paniqué. »

L’un des terroristes finit par se faire exploser dans un café. Les deux autres sont retrouvés cinq jours plus tard dans un appartement de Saint-Denis. Ils périront au cours de l’intervention de la police.

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Le seul survivant des trois commandos, Salah Abdeslam, est arrêté en Belgique en mars 2016. Son procès devrait commencer en France l’année prochaine. Au total, 20 personnes sont renvoyées devant la cour d’assise, pour s’expliquer sur cette nuit d’horreur, mais seules 14 d’entre elles devraient être présentes, en l’absence des principaux organisateurs, présumés morts en Syrie ou encore en Irak.

C’est le cas de celui qui est considéré comme le cerveau de cette série d’attentats, préparée de Syrie. Oussama Atar aurait été tué par une frappe aérienne en 2017. Même chose pour les frères Clain, des Français, qui apparaissent dans le message de revendication.

Plusieurs membres de cette même celullejihadiste franco-belge seront donc jugés. Même s’ils n’étaient pas présents à Paris le 13 novembre, ils sont soupçonnés d’avoir joué un rôle de soutien logistique et financier auprès du commando. Location de véhicules, de planques, transport en région parisienne, ou encore approvisionnement en armes.

Source Rfi

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